La Cuisine

Publié le par les.jolies.choses.over-blog.net

 Toutes ces petites choses que l’on aimerait réussir à faire un jour.

 

Toutes ces petites choses qui rendraient notre vie tellement plus simple si on les maitrisait, qui calmeraient notre mauvaise humeur, qui éviteraient que l’on passe pour la no-life de service…

 

Toutes ces petites choses que nos rivaux semblent gérer sans problème, ce qui est d’autant plus frustrant.

 

 

CUISINER.

 

 

Nous ne pouvons nier que lorsqu’il s’agit de recevoir des invités chez soit, l’on préférerait avoir le rôle de Bree Van De Kamp plutôt que celui de Susan Mayer. Pouvoir accueillir ces Messieurs Dames dans un appartement ressemblant à une page de catalogue haute décoration, leurs servir des petites merveilles gastronomiques sortie tout droit du dernier livre de recette à la mode, accompagnées d’un vin non seulement délicieux mais aussi parfaitement adapté au repas… D’abords, le silence de la dégustation, de la jouissance, de l’appréciation… puis entendre des « ohohoh » et des « ahahah » d’admiration...

 

Le rêve ! ! !

 

 

Car, en réalité, on aurait plutot besoin d’un extincteur et du numéro pré-composé d’un livreur de pizza avant de débuter n’importe quel acte cuisinier ! Allez, j’exagère un peu, mais pour avoir expérimenté récemment le stress de devoir faire un repas pour 8 personnes, je réalise la difficulté de gérer avec succès ce genre d’évènement.

 

La plupart des gens de mon entourage pratiquent, tout comme moi, ce que j’appelle « l’art de tout faire en dernière minute ».

Et quel art ce n’est pas !!! Tout le monde l’accable et le critique, forcément car il engendre dans 95% des cas des imprévus désagréables et parfois même des culs-de-sac. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que si l’on parvient à maîtriser « l’art de tout faire en dernière minute », alors on est probablement capable de maîtriser n’importe quelle situation !

 

Alors, étape 1 dans l’organisation d’un diner :


Décoration de la table.

 

On se rend dans nos armoires poussiéreuses pour tenter de retrouver désespérément la bonne vieille nappe blanche familiale, utilisées à tous les dîners organisés par nos parents depuis notre naissance. Au bout de dix minutes de recherche, lorsqu’on la trouve enfin, on réalise qu’elle a prit un petit coup de vieux, car le blanc n’est plus vraiment le même que celui des chaises de table, ce qui était le but à l’époque où notre mère s’est occupée de la déco. Du coup, trois options se présentent :


a) Laver la nappe à l’eau de javel, et mettre un maximum d’encens durant la soirée pour couvrir l’odeur. (niveau de foutage de gueule: 7/10)

b) Se lancer dans un cours de couture afin de transformer la nappe en traverse de table, et de recouvrir les chaises avec le reste du tissus pour que tout soit à nouveau de la même couleur. (niveau de foutage de gueule: 9/10)

c) Aller acheter une nouvelle nappe blanche à la Migros. (niveau de foutage de gueule: 2/10)

 

 

Une fois la nouvelle nappe mise en place, on commence à sortir la vaisselle, et l’on se rend compte que dans notre service en porcelaine, on a 7 petites assiettes, 9 grandes, 3 bols, et dans l’argenterie, 5 couteaux, 11 fourchettes et 19 petites cuillères (tout cela pour 8 invités). A nouveaux, différentes solutions sont envisagables :


a) Se lancer dans un thème genre « The Wild Life » et tout le monde mange avec les mains.

b) Pré-couper toute la nourriture pour chaque invité, ce qui non seulement sera moyennement esthétique, mais qui en plus risque de prendre des plombes !

c) Servir de la soupe, des petits pois et du flan, parce que les petites cuillères, aucun doute y’en a assez !


 

Une fois le dilemme de la table résolu, par un moyen que je ne citerai pas, on va laissez place à l’imagination, arrive le moment des préparatifs du repas. L’on commence par éplucher les carottes, sortir les casseroles, enduire le poulet de curry, enlever les queues des fraises, etc… pour l’instant, on a l’impression de bien gérer, et on se sentirait presque confiante par rapport à toute cette histoire. La cuisine est nickel, tous les ingrédients sont logiquement disposés sur la table, le moment venu, on aura tout ce dont on a besoin sous la main…

 

Mais à 8h25, quand tous les invités sont déjà installés à table devant un verre de vin à attendre les entrées, notre cuisine ressemble tout à coup à un décor de la Guerre des Mondes, sauf que le seul alien, c’est nous ! Une espèce de clone d’être humain hyperactif, aux joues rouges et aux cheveux en bataille, avec le mascara qui a coulé sous les yeux vu qu’on s’est penché au-dessus de l’eau bouillante, et des bouts d’épluchure de légumes collés à divers endroits sur le corps. Dans ce genre de moments mythiques, on sort 15 couteaux différent parce qu’on a toujours l’impression de ne pas avoir assez de temps pour chercher celui qu’on avait dans la main 2 minutes plus tôt,  on coince notre jupe dans la porte du four, on renverse la poubelle, on MARCHE sur les détritus de la poubelle, et après tout ca, on tente de regagner son calme en respirant dans un sac en papier (-> peu efficace).

 

 

ENFIN… la bonne nouvelle, c’est que si vos invités ne sont pas :

 

1)       Les parents de votre nouveau copain

2)       Votre famille anglaise que vous ne voyez qu’une fois tous les 6 ans

3)       Votre patron et sa femme

 

 

Mais qu’au contraire, ce sont vos meilleures potes, et bien même s’ils n’hésiteront pas à gentiment se moquer de vous, ils vous diront aussi qu’ils vous aiment, malgré le fait que vous ne sachiez pas cuisinez, et qu’il fallait quand même assurez un minimum pour faire un bordel pareil tout en gardant le sourire et la tête haute !!!

 

 

Donc morale de l’histoire : pour les 3 catégories ci-dessus, pas d’hésitations, vous allez au RESTAURANT !


 

Mais pour le reste, pas de soucis, faites de votre mieux et il n'y aura pas mort d'homme :-)

 

 



Your Devoted,


Factory Girl
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Publié dans De tout et de rien

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