Just Another Desperate Keyboard Owner
Jour : dimanche. Configuration du natel : silencieux. Porte : fermée à clef. Positionnement du clavier : pile sous mes dix doigts. Onglets internet : dictionnaire, synonyme et conjugaison.
Voici, très chers lecteurs, les conditions propices à l'écriture. Si seulement c'était si facile... si seulement ! Mais voilà, comme l'a dit le grand philosophe Mick Jagger, « on ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut ». Ce qu'il me manque ? L'inspiration. Les doigts qui courent, qui courent derrière les mots, tentant désespérément de les rattraper, de ne pas les laisser filer... eux qui jaillissent abondamment dans ma tête, fugaces, tel ces beaux poissons que l'on voit dans l'eau claire mais qui se faufilent entre nos mains à une vitesse hallucinante. Cela ne nous empêche pas de toujours essayer de les attraper, ceci dit...
Me voilà donc, dans la mer turquoise, avec mon masque, mon tuba, mes palmes, un filet et pas un seul poisson en vue.
Incroyable, à quel point l'inspiration est irritable. Elle se pointe quand ça l'arrange, et souvent, il faut dire que c'est dans les pires moments possibles. Par exemple, à huit heures du matin lorsqu'on part au boulot. Ou encore lors d'une convention familiale, un dîner barbant animé par les laïus des oncles respectifs durant lequel on rêve de pouvoir s'éclipser. Cela peut aussi être coincé dans une salle de cinéma devant un film décevant qu'on nous a obligé à aller voir.
En gros, les 90% du temps lorsqu'on est inspiré, c'est dans les moments où des conventions obligatoires établies au préalable nous lient les mains. GE-NIAL.
Des jours comme aujourd'hui, où je n'ai strictement rien d'autre à faire à part écrire, j'attends l'inspiration de pied ferme. Dans l'intervalle, j'utilise les échappatoires habituels : livres, séries, youtube, hotmail, Overblog (à l'évidence) mais surtout la plus convoitée, Facebook.
Facebook est notre ami idéal dans les moments de vide. Pas envie de faire ses devoirs ? Aucun bon film au cinéma ? Perdu la carte de la bibliothèque ? Toutes les excuses sont bonnes afin de se dérober et d'aller sur cette page web dont la réputation n'est plus à faire. La preuve, perso je garde ma page de notifications ouverte et je clique sur « actualiser » toutes les cinq minutes environ LOL. Mais bon, deux-trois personnes qui aiment mon nouveau statut, deux-trois personnes qui commentent des photos de moi, deux-trois personnes qui m'invitent dans des groupes insignfiants et voilà qui n'a absolument pas fait avancer mon nouveau roman.
Il ne me reste plus qu'à allumer un cierge et attendre... attendre que mes amours me viennent, les mots, qu'ils m'envoûtent et me poussent à écrire jusqu'au bout de la nuit.
Your Devoted,
Factory Girl
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